Il s'agit d'une méthode de sauvegarde dénuée de subtilité (pas d'automatisation, de sauvegarde incrémentale, d'interface graphique) mais efficace dans certaines situations. Il s'agit en fait de ma méthode de sauvegarde système "historique". L'objectif ici est de pouvoir effectuer les opérations de sauvegarde/restauration avec des outils de base contenus sur la plus minimaliste des distributions, un liveCD ou même un système endommagé. On obtient au final un fichier unique facilement manipulable et transportable. Une simple décompression de l'archive permet ensuite de retrouver un système sain. C'est particulièrement appréciable lors de l'utilisation de distributions type Archlinux, longues à installer et à configurer.

Sauvegarde

On se place à l’endroit où la sauvegarde doit aboutir.
Par exemple :

cd /media/sauvegardes

Il faut ensuite choisir quels répertoires sauvegarder. Pour une sauvegarde complète du système, on compresse le répertoire racine /.

Quelques éléments sont à exclure :

-le répertoire /home (je préfère utiliser une autre méthode pour les sauvegardes des répertoires utilisateurs)
-quelques répertoires inutiles et/ou gênants : /proc, /lost+found, /tmp, /mnt, /sys, /media.

On choisit ensuite l’outil de compression : pour notre exemple Bzip2, qui offre des taux de compression intéressants. Rien ne vous empêche d’en choisir un autre (généralement on perd en vitesse ce que l’on gagne en compression, et inversement).

Nous nommerons l’archive sauvegarde.tar.bz2

Enfin, pour lancer la sauvegarde (en root ou avec sudo) :

tar cvpjf sauvegarde.tar.bz2 –-exclude=/proc –-exclude=/lost+found –-exclude=/tmp –-exclude=/mnt –-exclude=/sys -–exclude=/media /

Restauration

C’est le bon moment pour ne pas faire n’importe quoi. Pour restaurer, on va décompresser l’archive à la racine du système, ce qui aura pour effet d’écraser les fichiers correspondant, il vaut donc mieux savoir exactement ce que l’on fait. Pour restaurer, placer l’archive à la racine du système. Puis on décompresse :

tar xvpfj sauvegarde.tar.bz2 -C /

Enfin, il est possible que vous ayez à recréer des répertoires que vous avez exclus :

mkdir /mnt
mkdir /proc
...

Si l'espace disque ne vous fait pas défaut, une bonne idée est de conserver une copie de l'archive à la racine et sur un volume externe. Conserver une copie de l'archive de sauvegarde à la racine du système prend un peu de place mais simplifie grandement l'opération de restauration. Si une console est encore disponible sur le système, le système peut être restauré en une commande, éventuellement à partir d'un live CD si les dégâts sont plus graves. Si la situation est irrécupérable et nécessite une réinstallation, on peut se contenter de rétablir un système minimaliste dans lequel on viendra décompresser notre archive.

Comme je le disais en introduction la méthode n'est pas très subtile, un peu "brute de décoffrage", elle est néanmoins robuste. Les opérations peuvent être encore simplifiées avec un simple script bash et cron pour l'automatisation.